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Mines d’or : la loi suisse dénoncée par deux ONG

Le pays du Burkina Faso vit depuis une décennie dans un véritable boum de l’or où des villages entiers ont été déplacés pour permettre d’extraire de l’or sur leur territoire. Une pratique qui n’est guère approuvée par les ONG « Action de Carême » et « Pain pour le prochain », tout deux des organismes suisses. Par ailleurs, ces derniers dénoncent des lacunes dans le droit suisse qui favorise les pratiques abusives des firmes à l’étranger.

Burkina Faso mine d'ALGA

Burkina Faso mine d’ALGA

Dans le cadre d’une conférence de presse qui s’est déroulée le mois dernier à Berne, les deux ONG évoquent la gravité de la situation en indiquant que 14.000 personnes ont été déplacées pour laisser la place à trois mines. Des mines d’or dont le profit revient à l’Etat Suisse alors que la quasi-totalité de l’or burkinabé représente 70% de la production mondiale.

« La Suisse porte ainsi une lourde responsabilité dans les répercussions négatives qu’implique l’extraction de ce métal » souligne une représentante de l’ONG Action de Carême. Ainsi, ils ont décidé de lancer une campagne œcuménique pour conscientiser les multinationales domiciliées en Suisse. Dans ce cadre précis, des études et des témoignages sont visibles sur le site de la campagne voir-et-agir.ch.

Les Burkinabe, privés de leurs terres

Le principal extracteur et raffineur d’or autour de ces trois mines n’est autre que la multinationale Metalor, une entreprise sise près du lac de Neuchâtel. En conséquence, les villageois sont privés en grande partie de leurs terres fertiles, dans un pays où 83% de la population vit de l’agriculture, car l’orpaillage devient impossible. En outre, les entreprises minières n’ont pas fourni l’emploi promis, sans parler de la pénurie d’eau, utilisée en quantité massive dans l’industrie extractive. La pollution n’est pas en reste due à l’utilisation du cyanure. Afin de conscientiser ces firmes sur les droits humains, les deux œuvres d’entraide en collaboration avec plus de 70 organisations ont lancé en 2015 l’initiative « Pour des multinationales responsables » en recueillant des signatures de toutes parts.

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