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Nouvelle sanction US contre Teheran à travers l’interdiction de vente d’or au pays

L’embargo contre l’Iran visant à interdire l’exportation de son pétrole vient d’être complété par les États-Unis par un nouveau dispositif. Désormais, toute vente d’or à Téhéran, car troqué par certains pays et entités contre du pétrole, est sanctionnée par la nouvelle loi que le Congrès américain a voté lundi dernier.

Transaction métaux précieux – pétrole interdit

Dans leur lutte contre le régime en place en Iran, les USA utilisent tous les moyens en leur possession afin d’accentuer encore plus la pression sur ce pays grand producteur de pétrole et de gaz naturel mais surtout le régime dirigé par les Gardiens de la révolution. Ainsi, une nouvelle loi concernant la vente ou l’échange d’or et l’interdiction des transactions en métaux précieux avec l’Iran, texte voté par le Congrès en décembre dernier est désormais en vigueur depuis lundi.

La vente d’or à l’Iran « sanctionnable » par les Etats-Unis

Ce décret signé par Barack Obama empêche l’Iran de vendre son pétrole contre de l’or. Parmi les pays qui seraient visés directement par cette vente d’or, la Turquie grande voisine de l’Iran en fait partie. Malgré l’embargo contre l’Iran, ce pays importerait en effet du gaz naturel iranien contre de l’or. Comme les transactions financières directes avec Téhéran sont interdites, le métal précieux a pris le relais.

Ainsi, ce nouveau texte aux États-Unis enclenchera des sanctions immédiates pour toute livraison d’or par une entité ou toute personne privée au gouvernement iranien. « Le Congrès va vraiment surveiller de près l’administration pour que ces sanctions soient appliquées » explique Mark Dubowitz, expert des sanctions qui témoigne régulièrement au Congrès et qui est partisan de leur renforcement.

Plusieurs autres secteurs également sanctionnés

Cette nouvelle loi de lundi dernier ne touche pas que l’or mais s’ajoute à la longue liste de celles qui sont déjà en vigueur. En effet, le 3 juin dernier par exemple, l’automobile a été également intégrée par Barack Obama dans cette liste des produits dont l’échange avec l’Iran est interdit. Et le texte qui prend effet depuis lundi prévoit aussi des sanctions américaines envers des secteurs plus stratégiques et vitaux de l’économie iranienne comme le domaine de l’énergie, la gestion portuaire, le transport maritime, la construction navale et l’automobile.

M. Abbas Araghchi

Les sociétés iraniennes qui ont un lien direct ou non avec le pouvoir en place sont aussi dans ce lot. D’autres entités aident également les USA dans cette démarche : l’Union européenne, les Nations-Unies… Les analystes trouvent d’ailleurs dans cette extension de l’embargo iranien par le gouvernement américain un resserrage de plus en plus avancé du commerce légal que l’Iran peut effectuer. En les outrepassant, aussi bien le pays lui-même que ses partenaires encourent des risques de plus en plus importants.

De son côté, l’Iran, par le biais de M. Abbas Araghchi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, affirme que les sanctions infligées à l’Iran jusqu’ici n’ont eu que des retombées minimes, voire inefficaces. « La politique de sanction est un échec et il est étonnant que les Américains tout en voyant cela continuent à insister à appliquer leur politique qui a déjà échoué » a-t-il affirmé. Il soutient aussi que ces nouvelles lois américaines ne font que compromettre le dénouement du problème nucléaire alors que des gestes qui mènent vers plus de confiance auraient été plus appréciés.

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